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Espace de Loisirs des Lonzes - Coise


A la confluence de trois cours d’eau, l’Anzieux, la Coise et la Loire, l’espace de loisirs des Lonzes constitue un milieu naturel original et d’une grande diversité.

Les Lonzes sont le résultat des mouvements de la rivière et de sa dynamique.

Ce lieu est aussi le reflet d’une histoire et d’une activité locale ; très probablement lié à une ancienne pratique agricole, il fut progressivement abandonné.

Toutefois devant l’intérêt de cet espace naturel, la ville de Montrond-les-Bains, avec la Gaule forézienne, l’Office des Sports et des Loisirs et de la Maison des Jeunes et de la Culture, a décidé de son aménagement pour un accès au large public.

Aussi outre le sentier d’interprétation, il vous est proposé un parcours de santé et un poste de pêche accessible aux personnes handicapées ; les Lonzes restent un lieu privilégié de rencontre avec la nature.


  • La rivière comme un sculpteur.

Aussi peu visible que ce soit, lorsque vous rentrez sur la zone des Lonzes, vous êtes dans les lits de deux cours d’eau.
Tout cours d’eau est constitué de deux lits :
Le lit mineur où la rivière coule habituellement.
Le lit majeur où la rivière s’épanche lorsqu’elle est en crue.
Ici, trois lits majeurs sont imbriqués les uns dans les autres comme des poupées russes.
Depuis votre entrée sur le site, un petit ruisseau, l’Anzieux s’écoule dans le lit majeur de la Coise, la rivière qui est devant vous.
Et la Coise est elle -même installée dans le lit majeur de la Loire qu’elle rejoint peu après.

  • Les premiers arbres de la berge.

Dans tous les cours d’eau, la force du courant s’exerce sur la berge concave, tandis qu’un contre-courant dépose inlassablement les alluvions sur la berge convexe.
Petit à petit des bancs de sable et de vase s’accumulent sur la berge. Très riches et fertiles, ces dépôts sont rapidement colonisés par des plantes gourmandes telles les orties ou le chiendent. Puis s’installent les premiers arbres : saules, aulnes, peupliers dont les graines trouvent là un accueil favorable. Le développement de leurs racine tresse un réseau dense qui favorise la stabilisation des sédiments et de la berge. Ces arbres au bois tendre, sont particulièrement prisés par les castors.
Ceux ci ont déjà visité cet endroit.

  • A l’ombre des ormes.

A l’ombre des ormes se tiennent de nombreux oiseaux. La diversité des espèces d’arbres ou arbustes leur offre le gîte et le couvert :
le gîte dans les fourrés, refuge nécessaire à leur nidification.
le couvert par un menu de choix composé d’insectes dans les arbres, de fruits et de graines produits en abondance.
De la rivière aux arbres les plus hauts, ce sont ainsi de multiples chaînes alimentaires qui se construisent.

  • Vers la forêt.

Aux saules et aux peupliers, succèdent toujours des arbres plus lents à pousser. Moins avides d’eau, merisiers, ormes, chênes et érables s’épanouissent sur un sol mieux aéré. Ils ont en commun de produire un bois plus dur.
Quelques intrus vagabonds se sont glissés : les robiniers, tout aussi capables que les saules de conquérir un nouvel espace, se sont multipliés en nombre généreux.
Ils constituent un fourré dense aux épines acérées.

  • A la hauteur des herbes.

Alors que des arbres ont poussé depuis le bord de la rivière, une prairie est installée ici. Elle n’existe que par l’intervention de l’homme qui a autrefois défriché l’endroit pour le cultiver. Fauchée ou pâturée par le bétail, la prairie produisait le fourrage nécessaire. Située dans le lit majeur de la Coise, elle est fertilisée grâce aux dépôts d’alluvions laissés par les crues régulières de la rivière.
A présent abandonnée, sa valeur décroît. Des plantes nouvelles s’installent, tel ce grand cardère surnommé le "cabaret des oiseaux".


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